L'Histoire des singes: Explication limpide de la Crise


Dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun.

Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.

Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$.

Les villageois recommencèrent à chasser les singes.

Mais bientôt le stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.

L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.

L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun.

Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats. L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit :

"Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$. "

Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient, certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les singes.

La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron ; que des singes qui couraient dans tous les sens.

Bienvenue dans le monde de la bourse !


« Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. »

Henry Ford (1863-1947) Fondateur de la Ford Motor Cie


GLOSSAIRE

Accès au marché. Les pouvoirs publics imposent des conditions à l'entrée sur le territoire de biens, de services ou d'entreprises en provenance d'un autre État. Ces conditions prennent la forme de barrières tarifaires et non tarifaires. Laccès au marché désigne les négociations en vue de réduire ou d'éliminer ces barrières.

AMI (Accord multilatéral sur l'investissement). Projet d'accord négocié dans le plus grand secret au siège de l'OCDE par les gou­vernements des États membres de cette organisation. Le texte en négociation accordait aux investisseurs le droit d'ignorer les légis­lations du pays où ils investissaient. À la suite d'une intense cam­pagne associative et syndicale, la France s'est retirée de la négociation en 1998 au motif qu'elle n'avait pas lieu dans le cadre approprié et devait se tenir à l'OMe. Les pourparlers ont finale­ment été abandonnés à l'OCDE. En dépit dè l'insistance de l'Union européenne, ils n'ont pas pu commencer à l'OMe. Barrières tarifaires. Les droits de douane Ont pour objet d'ajou­ter une taxe sur la valeur des produits importés et pour effet d'augmenter le prix de ce produit sur le marché intérieur. Les barrières tarifaires génèrent ainsi des recettes pour le pays impor­tateur.

Barrières non tarifaires. Dispositifs visant à freiner ou à contrôler les importations. Limportation d'un produit se freine en imposant des quotas; elle se contrôle en imposant des critères afin de proté­ger la santé ou l'environnement, de protéger une production natio­nale ou encore d'inciter au respect de normes sociales dans le pays exportateur. Les barrières non tarifaires sont établies par des lois ou des réglementations.

Benchmark. Le niveau minimal (de fiscalité, de coût du travail, etc.) sert de point de comparaison. Dans le cas de la proposition européenne sur la mise .en œuvre de l'AGCS, il s'agissait d'un niveau minimal d'engagement à exiger de chaque État membre de l'OMe.

Conférence ministérielle de l'OMC. Cette réunion des ministres en charge du Commerce international est l'instance suprême de l'OMe. La conférence dispose du pouvoir de modifier les accords existants et d'en adopter de nouveaux. Elle doit se réunir au mini­mum tous les deux ans. Les conférences ministérielles successives depuis 1995 ont eu lieu à Singapour (1996), Genève (1998), Seattle (1999), Doha (2001), Cancun (2003) et Hongkong (2005).

Conseil général de l'OMC. Lorgane de décision suprême de l'OMC à Genève est habilité à agir au nom de la conférence minis­térielle, il se compose de représentants (habituellement, des ambas­sadeurs ou des hauts fonctionnaires) de tous les gouvernements membres de l'organisation. Il est présidé par un ambassadeur pour la durée de l'année civile.

Conseil du commerce des services. Cette instance chargée de superviser le fonctionnement de l'Accord général sur le commerce des services (AGeS) exerce ses attributions sous la conduite du Conseil général. Il est ouvert à tous les membres de l'OMC et peut établir les organes subsidiaires qu'il juge nécessaires.

Demandes. Liste d'activités de services qu'un pays membre de l'OMC demande à un autre pays membre de l'OMC de libéraliser.

Disciplines. Listes de dispositions légales ou réglementaires dans le domaine des services considérées comme inacceptables. Il peut s'agir de subventions, considérées comme facteur de distorsion de la concurrence, ou de critères concernant les procédures et prescrip­tions en matière de qualifications, de normes techniques, de licences. Létablissement des disciplines a pour but d'empêcher que les pres­criptions et procédures soient plus rigoureuses que nécessaire.

Dumping. Dans sa définition classique, le dumping désigne une pratique commerciale consistant à vendre à un prix inférieur au coût de production. Mais l'article VI.1a du Gatt 1994 précise qu'il n'y a pas de dumping tant que les exportations se font au prix du marché intérieur, même si celui-ci est inférieur au coût de produc­tion. Si le dumping au sens du Gatt cause un dommage aux pro­ducteurs de produits concurrents dans le pays d'importation, ce dernier a le droit d'appliquer une mesure antidumping consistant à percevoir une taxe sur le produit concerné.

Engagements spécifiques. Engagements contractés dans le cadre de l'AGCS dans les domaines de la transparence, de l'accès au mar­ché et du traitement national.

Exemption au principe NPF. Dérogation limitée à dix ans au principe du traitement de la nation la plus favorisée inscrite par un pays qui veut en faire bénéficier un secteur ou un sous-secteur déterminé.

Gatt (General Agreement on Tariffs and Trade: Accord général sur les tarifs et le commerce). C'est le premier accord commer­cial international signé en 1948. Connu sous son sigle anglais, cet accord a été incorporé dans les accords administrés par l'OMC sous le sigle Gatt 1994.

Libéraliser. Mettre en concurrence en diminuant ou supprimant les barrières tarifaires (voir ce mot) et en modifiant ou supprimant certaines législations et réglementations susceptibles de constituer des «obstacles» ou des «entraves» à la concurrence.

Licence. Autorisation accordée par les pouvoirs publics; ensemble des prescriptions à respecter pour obtenir ou faire renouveler une autorisation d'exercer.

Liste positive. Liste d'engagements spécifiques volontairement contractés par un État souverain qui exclut l'application de l'AGCS aux autres sous-secteurs que ceux inscrits dans la liste. C'est la concrétisation du caractère «flexible» de l'AGCS qui permet théo­riquement à chaque État de n'appliquer l'accord qu'aux activités de services qu'il a lui-même choisies.

Mercosur. Le Marché commun du Sud est un espace économique qui comprend l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay, aux­quels sont associés le Chili et la Bolivie.

Mesures de sauvegarde. Mesures prises par un gouvernement pour protéger un secteur spécifique contre une poussée imprévue des importations.

Mode. Modalité de fourniture transnationale d'un service. Il en existe quatre. Mode 1: fourniture transfrontalière; mode 2: consommation à l'étranger; mode 3: présence commerciale; mode 4: présence de personnes physiques.

Non Paper. En langage diplomatique, le non paper désigne un texte auquel on ne veut pas donner un caractère officiel et définitif. Pour cette raison, il s'agit presque toujours d'un document secret. Par refus de transparence, la Commission européenne accorde le statut de non paper à de très nombreuses pièces, en particulier celles qu'elle dépose à l'OMC.

OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Il s'agit d'un véritable bureau d'études des pays industrialisés, qui propage la doctrine néolibérale, juge les poli­tiques des États membres et propose des accords orientés dans le sens d'un dépérissement des pouvoirs publics (sauf pour les ques­tions de sécurité) et d'une autonomie des acteurs privés.

Offres. Listes d'activités de services qu'un pays membre de l'OMC se propose de libéraliser chez lui.

Organe de règlement des différends (ORO). Composé de tous les membres de l'OMC, l'ORD peur être saisi lorsqu'un pays adopte une mesure de politique commerciale (ou d'une autre nature) considérée par un ou plusieurs autres membres de l'organi­sation comme une violation des accords existants ou comme un manquement aux obligations. Il établit alors des «groupes spé­ciaux» d'experts chargés d'examiner l'affaire, adopte ou rejette leurs conclusions ou les résultats de la procédure d'appel. LORD sur­veille en outre la mise en œuvre des décisions et recommandations, et peut autoriser l'adoption de mesures de rétorsion si un pays ne s'y conforme pas.

Traitement national. Chaque pays doit accorder à tout fournis­seur de services étranger le même traitement que celui qu'il accorde à ses propres fournisseurs de services. Ce mécanisme conduit quasi automatiquement de la libéralisation à la privatisation: l'exigence de traitement national implique de telles dépenses pour les pou­voirs publics que ces derniers sont contraints de se retirer de l'acti­vité de services concernée.

Traitement de la nation la plus favorisée (NPF). Disposition fondamentale des accords de l'OMC: chaque pays doit étendre à tous les autres les meilleures conditions douanières et commerciales qu'il offre à l'un d'entre eux.


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