terre cuite de frère Antoine abbaye de Tamié
 La Liturgie du jour

 

 

 

 

0401 Bonne Annee Un monde cruel

0402 Jour de l'an souhaits et études

0403 la paix organisations qui oeuvrent pour

0404 Guerre " Tu ne tueras point"!.

405 -epiphanie.html

0406-bapteme.html

0407-cana

0408 beatitudes

0415 Carème !

0430-rameaux.html

0431-cene.html

0432-passion.html

0440 Pâques " pessah" Datation au fil des ans.  

0445 l'ascension irrésistible de l'Exclu. Une ou plusieurs...!

0450 Pentecote Les derniers temps..!

0451-assomption.html

0452Trinité Dieu unique et trois "personnes".! Domergue Marcel, Jésuite

0460 Toussaint . Pourquoi faire un culte aux saints?

0461-morts.html

0470-christ-roi.html

0471-avent.html

0490 Noêl.

0491mail-noel

0492 la faim une autre forme de terrorisme. Michael Concessao 

0499-attente.html  

 

LE CHRÉTIEN EN FACE DE LA MORT

1. Mourir avec le Christ. - Le Christ, en prenant notre nature, n'a pas seulement assumé notre mort pour se faire solidaire de notre condition pécheresse. Chef de l'humanité nouvelle, nouvel Adam (1 Co 15.45; Rm 5,14), il nous contenait tous en lui quand il est mort sur la croix. De ce fait, en sa mort, " tous sont morts" d'une certaine manière (2 Co 5,14). Pourtant, il faut que cette mort devienne pour chacun d'eux une réalité effective. C'est le sens du baptême, dont l'efficacité sacramentelle nous unit au Christ en croix: " Baptisés à la mort du Christ ", nous sommes " ensevelis avec lui dans la mort ", "configurés à sa mort" (Rm 6,3ss; Ph 3,10). Désormais, nous sommes des morts, dont la vie est cachée en Dieu avec le Christ (Col 3,3)· Mort mystérieuse, qui est l'aspect négatif de la grâce de salut. Car ce à quoi nous mourons ainsi, c'est à tout cet ordre de choses par lequel le règne de la Mort se manifestait ici-bas: nous mourons au péché (Rm.6,n), au vieil homme (6,6), à la chair (Ga 5,24), au corps (Rm 6,6 - 8 . 10), à la Loi (Ga 2,19), à tous les éléments du monde (Col 2,20) ...

2. De la mort à la vie. - Cette mort avec le Christ est donc, en réalité, une mort à la mort. Quand nous étions captifs du péché, c'est alors que nous étions des morts (Col 2,13; cf Ap 3,1). Maintenant, nous sommes des vivants, " revenus de la mort" (Rm 6,13) et " délivrés des oeuvres mortes " (He 6,1; 9,14). Comme le Christ l'a dit: qui écoute sa parole, passe de la mort à la vie (Jean 5,24) ; qui croit en lui, n'a rien à.craindre de la mort: fût-il mort, il vivra ( Jean 11.25). Tel est l'enjeu de la foi. Au contraire, celui qui ne croit pas, mourra dans ses péchés( Jean 8.21.24), le parfum du Christ devenant pour lui odeur de mort (2 Co 2,16). Le drame de l'humanité aux prises avec la mort se joue ainsi dans chacune de nos vies; de notre choix en face du Christ et de l'Évangile, dépend pour nous son dénouement : pour les uns, la vie éternelle, car, dit Jésus, "qui garde ma parole ne verra jamais la mort" (Jean 8.51) ; pour les autres, l'horreur de la " seconde mort" (Ap 2,n; 20,14; 21,S).

3. Mourir chaque jour. - Cependant notre union à la mort du Christ, réalisée sacramentellement au baptême, doit être encore actualisée dans notre vie de tous les jours. C'est le sens de l'ascèse, par laquelle nous " mortifions" - c'est-à-dire: nous " faisons mourir" en nous - les oeuvres du corps (Rm 8,13), nos membres terrestres avec leurs passions (Col 3,5). C'est aussi le sens de tout ce qui, en nous, manifeste la puissance de la mort naturelIe; car la mort a changé de sens depuis que le Christ en a fait un instrument de salut. Que l'Apôtre du Christ, dans sa faiblesse, apparaisse aux hommes comme un mourant (2 Co 6,9), qu'il soit sans cesse en péril de mort (Ph 1,20; 2 Co l, 9s; n,23), qu'il " meure chaque jour" (1 Co 15, 31), ce n'est plus un signe de défaite : il porte en lui la mortalité du Christ, pour que la vie de Jésus se manifeste aussi dans son corps; il est livré à la mort à cause de Jésus, pour que la vie de Jésus soit manifestée dans sa chair mortelle; quand la mort fait son oeuvre en lui, la vie opère dans les fidèles (2 Co 4,10 ss). Cette mort quotidienne actualise donc celle de Jésus et elle en prolonge la fécondité dans son corps qui est l'Église.

4. Face à la mort corporelle. - Dans la même perspective,. la mort corporelle prend pour le chrétien un nouveau sens. Elle n'est plus seulement un destin inévitable auquel on se résigne, un décret divin qu'on accepte, une condamnation encourue en conséquence du péché. Le chrétien " meurt pour le Seigneur" comme il avait vécu pour lui (Rm 14,7s; - Ph 1,20). Et s'il meurt en martyr du Christ, versant son sang en témoignage, sa mort est une libation qui a valeur de sacrifice aux yeux de Dieu (Ph 2,17; 2 Tm 4,6). Cette mort, par laquelle il " glorifie Dieu" ( Jean 21, 19), lui vaut la couronne de vie (Ap 2,10; 12,n). De nécessité angoissante, elle est donc devenue objet de béatitude : « Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur! Qu'ils se reposent désormais de leurs peines! " (Ap 14,13). La mort des justes est une entrée dans la paix (Sg 3,3), dans le repos éternel, dans la lumière sans fin. Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis!

L'espoir d'immortalité et de résurrection qui se faisait jour dans l'AT a trouvé maintenant, dans le mystère du Christ, sa base ferme. Car non seulement l'union à sa mort nous fait vivre actuellement d'une vie nouvelle, mais elle nous donne l'assurance que " celui qui a ressuscité le Christ Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à nos corps mortels" (Rm 8.11). Alors, par la résurrection, nous entrerons dans un monde nouveau où " il n'y aura plus de mort" (Ap 21,4) ; ou plutôt, pour les élus ressuscités avec le Christ, il n'y aura pas de " seconde mort" (Ap 20,6 -2,11) : elle sera réservée aux réprouvés, au Diable, à la Mort, à l'Hadès (Ap 21,8 -20,10.14).

C'est pourquoi, pour le chrétien, mourir est finalement un gain, puisque le Christ est sa vie (Ph 1,21). Sa condition présente, qui le rive à son corps mortel, est pour lui accablante : il préférerait la quitter pour aller demeurer auprès du Seigneur (2 Co 5,S) ; il a hâte de revêtir le vêtement de gloire des ressuscités, pour que ce qu'il y a en lui de mortel soit absorbé par la vie (2 Co 5,1 à 4 - 1 Co 15,51à 53). Il désire s'en aller pour être avec le Christ (Ph 1,23).

Pierre Grelot ( Vocabulaire de Théologie Biblique pages 804 à 806 )


«Et il n’y aura plus de nuit, et ils n’ont plus besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil. Car le Seigneur Dieu fera briller sa Lumière sur eux, et ils régneront d’éternité en éternité» (Apocalypse 22,5).

Voir Hans Kung :Petit traité du commencement de toutes choses

http://finsdumonde.free.fr/approches_chretiennes/catholiques/fins-hans-kung.html

Voir aussi :L'Avenir des morts : Georges Siguier

http://finsdumonde.free.fr/approches_chretiennes/g.siguier-avenir-des-morts/100-avenir-des%20morts-accueil.html

 Voir Georgette Blaquières:

http://finsdumonde.free.fr/approches_chretiennes/g_Blaquieres/0215_jugement.html

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