Anglicans Communion Anglicane.

L'église anglicane accueille en son sein : l'église "basse" évangélique

l'église "large" critique et moderniste

"la haute église" proche du catholicisme romain.

l'église épiscopale des Etats Unis lui est rattachée. 

www.anglicancommunion.org/


 Origine.

1529 le pape Clément VII (de Médicis) refuse l'annulation du mariage contracté en 1503 par le roi Henri VIII (12 ans) avec sa belle-sSur, Catherine d'Aragon (18 ans), veuve d'Arthur, Pce de Galles ; le roi notifie au clergé anglais qu'il est sur terre " le chef suprême " de l'Église d'Angleterre. 1532 le clergé doit l'accepter. 1534 le Parlement entérine la décision dans l'acte de suprématie : Henri VIII, désireux d'épouser Anne Boleyn, soustrait l'Église d'Angleterre à l'autorité du pape (en en devenant lui-même le chef) et fait annuler son mariage par l'archevêque de Cantorbéry, Thomas Cranmer (1489-1556 ; condamné au bûcher comme protestant par Marie Tudor).

 En  1539 sous peine de punitions, Henri VIII maintient les conceptions catholiques sur transsubstantiation, coupe des laïques, mariage des prêtres, validité des voeux de chasteté, messes privées et confession auriculaire. 1547 Édouard VI ( 1553) roi. Culte et dogme sont réformés dans un sens protestant, mais le principe de l'épiscopat est maintenu.

1549 1er Book of Common Prayer.

1552 2e confession de foi en 42 articles contenant la doctrine évangélique de la justification et la conception calviniste de la sainte cène. 1553-58 avec Mary Tudor : réaction catholique rétablissant la suprématie romaine. 1559 Elizabeth 1re

(1533-1603) ; le Parlement renouvelle l'acte de suprématie, mais le roi n'est plus que " gouverneur suprême " de l'État dans les affaires ecclésiastiques. Avec l'acte d'uniformité, la liturgie d'Édouard VI est adoptée. Matthew Parker, 71e archevêque de Cantorbéry, assure la succession apostolique de l'Église anglicane.

1563 les 39 articles (remaniement des 42 articles de 1552) fixent les croyances. 1570 Pie V excommunie Elizabeth Ire.

1571 les opposants calvinistes, appelés puritains depuis 1564, voulant purifier l'Église d'État " du levain papiste ", sont persécutés.

1587 Elizabeth Ire persécute les catholiques, fait exécuter Marie Stuart et soutient les protestants dans toute l'Europe. 1593 Richard Hooker (1553-1600) publie les lois de la politique ecclésiastique, qui créent la théologie de l'anglicanisme.

1618 Lancelot Andrewes (1555-1626), prédicateur et écrivain, devient évêque de Winchester (crée la littérature religieuse anglicane).

1640-53 le Parlement accepte l'épiscopat ; le régime presbytérien est instauré ; restauration des Stuarts. 1662-19-5 l'acte d'uniformité est renouvelé ; le 4e Prayer Book est agréé.

 LE  Clergé

Le clergé séculier n'est pas astreint au célibat. En Angleterre, les évêques, nommés par la Couronne sur proposition d'une commission ecclésiastique, prêtent hommage au souverain ; ils reçoivent de leur clergé le serment d'obéissance canonique. En dehors de l'Angleterre, ils sont élus par l'Église.

  Ordination des femmes : en Angleterre : 1978-8-11 le synode général s'y refuse (par 262 voix contre 246 et 3 abstentions). 1981-12-11 le synode admet le diaconat pour les femmes (ainsi que le titre de " révérend ").

1984-16-11 par 307 voix contre 183, il autorise la préparation d'un texte législatif qui permettrait l'ordination des femmes 62 prêtres protestants passent à l'Église romaine (épiscopaliens américains, mariés ou non). 1987-26-2 le synode vote la mise en place d'une législation (96 % des fidèles favorables, 69 % du clergé).

L'archevêque de Cantorbéry ordonne 15 diaconesses. 1992-11-11 le synode (par 384 voix contre 169) admet l'ordination des femmes. 1993-29-10 la Chambre des communes (par 215 voix contre 21), et le 2-11 la Chambre des lords (par 135 voix contre 25) approuvent l'ordination des femmes. 1994-24-2 712 prêtres et 7 évêques annoncent leur intention de rejoindre l'Église catholique fin nov. -12-3 32 femmes ordonnées prêtres à Bristol (environ 600 entre le 12-3 et le 9-5) ; Hong kong et Macao : 1922 diaconat. 1944 Florence Tim Oi Li ordonnée prêtre. 1971 2 femmes (1 Britannique, 1 Chinoise) ordonnées. Canada : depuis 1975. 1993 164 femmes diacres et 158 prêtres (10 % du clergé). États-Unis : Église épiscopalienne depuis 1976. 1988 1re : Barbara Harris (noire, divorcée, 58 ans), élue évêque le 25-9 et sacrée à Boston (USA) dans l'Église épiscopalienne. Elle était une des 1 500 femmes ordonnées prêtres depuis 1978. 1992 2e : Jane Dixon. 1993 1 030 femmes prêtres, 800 diacres (12 % du clergé). Nouvelle-Zélande : depuis 1976. Depuis 1989 Penelope Jamieson, 1re femme évêque titulaire. 1993 120 femmes prêtres. Irlande : depuis 17-5-1990. Australie : 1992-7-3 10 diacres ; -21-11 accord pour l'ordination ; 60 femmes ordonnées. Afrique australe : 1992-5-9 l'archevêque Desmond Tutu ordonne 3 femmes. Écosse : 1993-juin les anglicans se prononcent. 

  Homosexuels : 1991 le synode de l'Église admet que les homosexuels engagés dans " une relation amoureuse fidèle " soient les bienvenus dans l'Église. 1995-7-3 Mgr Derek Rawcliffe, ancien évêque anglican de Glasgow, reconnaît son homosexualité à la BBC (l'Église d'Angleterre rappelle que le clergé homosexuel doit s'abstenir d'avoir des relations sexuelles).

  Doctrine.

Foi professée : celle des pères et des conciles antérieurs à la séparation des Églises d'Orient et d'Occident.

Sa formulation officielle se trouve dans le Book of Common Prayer (1549, plusieurs fois révisé), les 39 articles (adoptés en 1562) et le quadrilatère de Lambeth (1888) qui insiste sur les points suivants : 1o)

la Bible contient tout ce qui est nécessaire au salut ;

les symboles des apôtres et de Nicée exposent l'essentiel de la doctrine ; il y a 2 sacrements essentiels : baptême et cène, institués par le Christ (le caractère sacramentel de confirmation, pénitence, ordre, mariage et onction des malades n'est pas nié) ;

les évêques anglicans sont les successeurs historiques des apôtres.


400 évêques. les prélats se réunissent tous les 4 ans à Lambeth, sans prétendre a aucun pouvoir juridique ou dogmatique.

L'église épiscopalienne des Etats Unis a choisi une femme évêque.

De nombreuses femmes sont clercs, pasteurs

Membres : 60 000 000 dans le monde

En Angleterre 13 000 paroisse, 45 diocése et 8 000 000 de fidèles.

2 provinces York et Canterbury avec un primat archevêque à leur tête.

Johannesbourg Afrique du Sud Desmond Tutu évêque anglican.


L'église d'Angleterre, d'abord shismatique par la rupture d'Henri VIII avec la papauté ( affaire du divorce du roi avec Catherine d'Aragon ) adopta, sous Edouard VI, la doctrine calviniste ( bill des 42 articles ) et la liturgie en langue anglaise. ( 1552- 1553 ) ( le concile de Trente a lieu a cette époque)

Aprés l'echec de la réaction catholique de Marie Tudor, Elisabeth fit accepter l'anglicanisme, compromis entre la réforme protestante et le catholicisme. ( bill des 39 articles 1563 )

L'anglicanisme a conservé une liturgie apparentée au catholicisme et a gardé une hiérarchie ecclésiastique semblable à celle de l'église romaine. Le roi ou la reine est le chef de l'église, mais cela risque fort de changer dans les temps à venir.


LES TRENTE-NEUF ARTICLES ET L'IDENTITÉ ANGLICANE AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE

Au 18e siècle, l'identité théologique de l'Eglise d'Angleterre était officiellement définie par les 39 Articles.

Non seulement les membres du clergé, mais aussi les professeurs d'université et les étudiants ainsi que beaucoup d'enseignants et de médecins étaient obligés d'y souscrire.

Le sens exact des Articles faisait depuis longtemps l'objet de controverses, mais l'avèneent du libéralisme des Lumières et la montée du mouvement évangélique posèrent de nouveaux problèmes de définition. L'interprétation des Articles, tout comme la signification de la Réforme dont ils étaient l'un des produits, provoquèrent de vifs débats entre les différentes tendances de l'Eglise.

Les anglicans libéraux étaient ceux qui rencontraient le plus de difficultés. Certains n'étaient pas d'accord sur le principe même de la souscription, qui, à leurs yeux, mettait en péril les principes fondateurs de la Réforme : la sola scriptura et le droit au libre examen. D'autres avaient du mal à accepter certains Articles - en particulier ceux qui portaient sur la doctrine post-nicéenne de la Trinité - qui, selon eux, n'était pas sanctionnée par les Ecritures. Les libéraux admiraient sans nul doute les réformateurs mais, comme ils croyaient fermement au progrès religieux, ils ne concevaient pas l'oeuvre de ces derniers en termes statiques mais comme une dynamique, quelque chose d'incomplet qui avait encore besoin d'une "réforme plus poussée". beaucoup espéraient que, plus tard, les Articles de la Liturgie seraient modifiés et adaptés au temps présent. Les plus militants visaient à faire abolir par le Parlement la forme existante de souscription et après l'échec de ce projet, une poignée d'entre eux passa à l'Unitarianisme.

En revanche, les membres de la haute Eglise étaient pleinement convaincus de la nécessité des professions de foi et des formulaires, pour servir de rempart contre l'"enthousiasme" et l'hérésie libérale. Ils se représentaient la Réforme de manière statique, comme la restauration du dépôt primitif de la foi catholique, que des siècles de sédiments avaient reocuvert. La plupart des membres de la Haute Eglise étaient fermement opposés à tout changement dogmatique ou liturgique. En privé, cependant, certains déploraient le ton d'apparence "calviniste" de certains Articles, particulièrement l'Article 10 sur le libre arbitre, l'rticle 11 sur la justification et l'Article 17 sur la prédestination. Pour justifier leur position, ils élaborèrent une interprétation anti-calviniste plausible des Articles ainsi qu'un scénario "arminien" de l'histoire de la Réforme anglaise.

 

Les évangéliques déclaraient fièrement qu'ils étaient les seuls anglicans à souscrire aux Articles dans le "sens obvie...littéral et grammatical" requis. Leur prétention à être les seuls "vrais enfants de l'Eglise" et les héritiers de la Réforme occupait une place centrale dans leur stratégie apologétique. Néanmoins, certains évangéliques étaient gênés par les expressions "papistes" qui apparaissaient dans la Liturgie, en particulier dans les rubriques pour le baptème et pour l'inhumation : de fait, au début du 19e siècle, ce fut en partie pour cette raison qu'un certain nombre de membres du clergé de tendance calviniste firent défection.

Cependant, les inquiétudes que pouvaient susciter les Articles et la Liturgie étaient largement compensés par un vaste consensus, ainsi que par la conviction chauvine que la confession anglicane était, de loin, la meilleure qui fût disponible dans le monde chrétien : les structures de l'Eglise établie étaient encore très solides.

John WALSH


COMMENT CERTAINS MEMBRES DU CLERGE PERCEVAIENT L'EGLISE ANGLICANE SOUS

LE REGNE D'ELISABETH

A la différence de leurs prédécesseurs sous le règne d'Henri VIII, la plupart des ecclésiastiques importants qui avaient contribué à la réconciliation de l'Angleterre avec Rome sous le rège de Marie Tudor refusèrent de reconnaître le rétablissement par le Parlement, en 1559, de la suprématie royale sur l'Eglise. De ce fait, Elisabeth n'avait guère d'autres possibilités que de choisir ses évêques parmi les protestants fervents, dont beaucoup s'étaient exilés sur le continent au cours du règne précédent.

Suivant l'exemple de Cranmer, l'archevêque martyr, ces ecclésiastiques considéraient l'Eglise anglicane comme entièrement protestante et en aucune façon à mis-chemin entre le catholicisme et le protestantisme. Pour eux le Book of Common Prayer de 1559 était explicitement protestant dans sa théologie et ils ne comprenaient pas pourquoi ses rites et ses cérémonies ne correspondaient pas, eux aussi, à ceux des Eglises réformées continentales. Il est probable que la plupart des évêques elisabéthains partageaient ce point de vue avec les membres du clergé protestant plus radicaux, que leurs adversaires qualifiaient de "puritains".

Malgré une série de confrontations avec ses hommes d'Eglise, peut-être dans l'espoir de convaincre les conservateurs, la reine exigea que l'Eglise demeure figée dans le temps et que ses cérémonie restent ce qu'elles avaient été sous le règne d'Edouard VI. Pour la plupart des hommes d'Eglise lettrés, sous le règne d'Elisabeth, leur Eglise faisait partie d'une Eglise protestante universelle ; en s'obstinant à conserver des cérémonies "papistes" leur souveraine les empêchait de donner à leurs convictions une forme manifeste et visible.

Claire CROSS


PERSÉCUTION, TOLÉRANCE CONCURRENCE ET INDIFFÉRENCE L'EGLISE D'ANGLETERRE

ET SES RIVALES AU COURS DU LONG DIX-HUITIEME SIECLE

Afin de montrer comment une confession, l'anglicanisme, a traité ses concurrentes, je voudrais examiner les différentes expressions que les historiens ont utilisées pour analyser les rapports de l'Eglise d'Angleterre avec ses rivales catholiques et non-conformistes à partir de 1660, pendant un siècle et demi. En un sens on pourrait dire que cette époque correspond à une simple évolution de la "persécution" à la "tolérance". Toutefois, en essayant de préciser les rapports entre l'Eglise et ses rivales il faut tenir compte de plusieurs facteurs. Ni l'Eglise ni ses rivales ne constituaient une entité monolithique, il faut donc manier avec prudence des termes comme "persécution" et "tolérance", que les historiens utilisent souvent pour définir les rapports entre l'Eglise et ses rivales. La persécution et ses causes peuvent être plus nuancées et plus complexes qu'il n'y paraît à première vue. Les membres du clergé affirmaient avec force qu'ils faisaient un procès à leurs adversaires mais qu'ils ne les persécutaient pas ; l'Eglise , de son côté, pouvait à bon droit s'estimer persécutée. Enfin il est paradoxal que les persécutions aient peut-être permis aux non-conformistes de prospérer. De même la "tolérance" est une expression complexe, surtout dans le contexte du long 18e siècle.

Le soi-disant "Acte de tolérance" de 1689 était en fait moins tolérant que son nom pourrait le faire croire. En outre, la "persécution" et la "tolérance" n'étaient pas les seules réponses de l'Eglise envers ses rivales - il y avait aussi la politique de l'indifférence. Je ne veux pas dire par là que l'Eglise se montrait passive à leur égard mais que les membres du clergé pouvaient , dans certains cas, considérer les différences religieuses avec ses rivales sans grande importance et souhaiter les enterrer afin de trouver un objectif commun. On peut également démontrer que ce qui marque la période après 1660 et surtout après 1689 est une tendance à la concurrence entre groupes religieux, si bien qu'au lieu de se considérer come des ennemis, les confessions religieuses se considéraient comme des concurrentes. Le but était désormais la persuasion plutôt que la persécution ou la tolérance. Dans ses rapports avec ses rivales et faisant en quelque sorte partie intégrante de sa statégie concurentielle, l'Eglise avait de plus en plus besoin d'une série de stéréotypes et d'expressions toute faites qu'on pouvait utiliser dans des circonstances variées et qui visaient à représenter les catholiques ansi que les non-conformistes protestants sous un jour peu flatteur. Malgré la violence des stéréotypes, leur effet cumulatif orientait les rivalités religieuses dan des directions connues d'avance et, on peut le penser, acceptable socialement et sans danger.

En conclusion on verra le regard que l'Eglise d'Angleterre portait sur elle-même. Il est évident que l'Eglise s'attribuait une image dont elle était fière : celle d'une institution essentiellement tolérante et charitable et cette image de soi supposait qu'en revanche on regardait ses rivaux comme des persécuteurs intolérants.

Jeremy GREGORY


IRISH PROTESTANTS NORTH AND SOUTH OF THE BORDE

Many today fail to understand the complexity of the Northern Ireland conflict which has opposed Catholics and protestants for 28 years while the two religious communities get on reasonably well on the other side of the border. The North-South divide can also be felt within the Irish protestant community as Southern protestants seem to have been drifting away from Northern protestants over the decades that followed the emergence of the Irish free state. Probably the numbers and temper of Southern protestants have something to do with it. In the South, protestantism now comprises less than 3% of the population while Northern protestants represent 57% of the whole population. That Ulster represents a distinctiveness from the rest of Ireland is a reality due to historical circumstances, a different brand of settlers mainly originating from Scotland, an industrial development favoured by the concentration of capital and an austere work-ethic. Religious differences may also explain why Southern protestants who are in most cases Anglicans have little understanding of Northern protestants who are often Presbyterians and tend to believe that there is "only a paper wall between the Church of Ireland and Rome". While Northern protestants tend to believe that their Southern counterparts have been nearly wiped out through the discriminatory measures taken by the Irish state, for the Southern protestants have very little sympathy for what they consider as the bigoted and anachronistic manifestations of loyalty to the Crown which are displayed by the Orange Order.

This paper is a reflection on the different outlooks and attitudes of protestants North and South of the border and the problems of identity of these two ethno-religious groupings. Despite the numerous attempts at finding a lasting solution to the conflict , the Northern protestant community is still behaving as a besieged minortiy determined to cling to its Britishness and the symbols attached to it, and refusing to acknowledge that the Republic of Ireland has undergone a dramatic evolution which has made it "a place fit for protestants".

Marie-Claire CONSIDERE-CHARON


DENOMINATIONAL PERCEPTION AND EMPLOYMENT IN NORTHERN IRELAND

As one of the least economically developed areas in the United Kingdom, Northern Ireland also boasts the highest unemployment rate. The conflictual relationship between the two communities, so far still largely built on ignorance and prejudice, together with the relative scarcity of job opportunities, have fostered feelings of discrimination, particularly in the Catholic community whose unemployment rate is higher, as well as prejudiced perceptions of respective attitudes to work. This paper will therefore attempt to analyse to what extent perception and reality coincide.

Valérie PEYRONEL


NORTHERN IRELAND THE RHETORICS OF RECONCILIATION

The peace process collapsed in 1996, when the IRA decided to resume its terrorist actions.In the summer of 1996, at the height of the traditional marching season and despite full-scale security operations, the fightings at Drumcree made everybody, both in the UK and abroad, wonder about the meaning and the legitimacy of the "war" between Catholics and Protestants, a war which was often labelled as "tribal" by journalist and politicians in 1996. Through the study of the press in Northern Ireland from July to October 1996, we will try to understand the reasons for each community to claim allegiance to Britain or a united Ireland, and whether the Forum and the Stormont talks have any chance of survival.

Dominique SEVE


CATHOLICS AND PROTESTANTS IN ALSACE SINCE 1802

The relations between the two religions played an important part in Alsace between the establishment of the Concordat and the middle of the 20th century. Four periods will be considered. From 1802 to 1870 the main grounds for conflicts were the "simultaneum" which was in a state of crisis in 1842, polemics, mixed marriages, attempts at proselitizing, and processions. The two religious identities were strenghtened by tensions which eventually divided Alsace into two different "peoples".

During the German period (1871-1918), each felt threatened by the other. Conflicts were still generated by "simultaneous" churches and mixed marriages eventually supplenmented by school and economic problems. Glimmers of ecumenical feelings were still very occasional.

After 1918, one began to notice more shows of solidarity in order to defend the (Alsatian) school and religious status threatened by the intransigeant attitude of the "secular" parties. This is why incidents were far less numerous and there were some timid attempts at drawing together. After 1945 Christians were more open to a "rapprochement" between Churches. After 1958, political parties became undenominational and after Vatican II Council, Alsace was a pioner ground for ecumenism. Bernard VOGLER


LES JUIFS VUS PAR LES CHRÉTIENS DANS L'ANGLETERRE MÉDIÉVALE

La vision des juifs par les chrétiens dans l'Angleterre médiévale s'avère, de manière générale, très négative. Seuls échappent à cette vision négative les personnages de l'Ancien Testament.

Se faisant l'écho des textes pontificaux et conciliaires du 13e siècle, auteurs et artistes s'emploient à dégrader le judaïsme à travers l'image qu'ils donnent de personnages juifs. La dégradation du personnage juif prend trois formes principales : accoutrement et caricature, animalisation, démonisation.

Danièle FRISON


QUAKERS AND MOSLEM SREACHING OUT TO THE LIGHT IN OTHERS GEORGE FOX'S

READING OF THE CORAN

In the years 1679-1700, the number of English Quakers captured at sea by Algerian and Moroccan rovers and pirates became such that Friends actively sought their release through the raising of ransom money. At the same time, this was seen as an occasion for Quakers to reach out to Moslems and speak "to the light within each man that comes into the world".

Early quaker missionary efforts directed at Moslems, though unsuccessful, found an exemplary illustration in quaker leader George Fox's pamphletary efforts to free quaker captives in Algiers, Sally and Meknes in Morocco. An extremely interesting tract addressed in 1680 by the Quaker leader To the Great Turk and king at Algiers, is somewhat sweepingly directed at Moslem potentates from Constantinople to Morocco. It reveals how Fox's thorough reading and apt quotations from the Kor'han enabled him to develop coherent arguments in morally reproving- from a Coranic point of view - ill-treatment of quaker captives.

This respectful and tolerant though vibrant approach to the faith and culture of others - be they not Christians - probably did not have an immmediate impact on the release of the captives, yet, given 17th century attitudes, it was a highly open-minded way of treating the Muslim revelation. Fox after all, did see Islam, the third and last of Abrahamic revelations, as being on a par with the laws of Moses, Jesus and the "Great God".

Jacques TUAL


GIBBON AND THE BLACK STONE OF ISLAM

A few remarks on chapter L of The Decline and Fall of the Roman Empire In the eighteenth-century literary tradition, the representation of Infidels, more specially of Muhammad's followers, served three basic functions. Muslims could be used as 'under-cover spokesmaen' to denounce the abuses of absolute monarchies in Europe or, on the opposite, as foils to insist on the perfection of political institutions in Christian countries, thereby enhancing patriotism. Last, Islam provided important comparative elements in philosophical debates on the nature of religious beliefs. This paper attempts at clarifying Edward Gibbon's position on all three points by concentrating on the chapter L of The Decline and Fall of the Roman Empire (1776-1788) that deals with the rise of Islam (7th and 8th centurie A.D.). It shows how the historian transformed the first two topoi in order to elaborate an epistemological approach of religions, initially much indebted to Hume's but which developed nto an original analysis in its own right. One could well argue that Gibbon opened up the path to nineteenth-century scientific investigations into religious manifestations as pathological symptoms requiring a clinical approach.

Thérèse-Marie JALLAIS


LE DIALOGUE ENTRE LE MÉTHODISME, L'ANGLICANISME ET L'HUMANISME DANS ADAM

BEDE DE GEORGE ELIOT

Adam Bede may be regarded as "the first truly Methodist novel", to quote Valentine Cunningham. Yet, paradoxically, this Methodist novel is the work of a humanist .George Eliot's Journal shows us that its "germ" was an anecdote told her by her aunt, Mrs. Samuel Evans, a Methodist preacher who had helped a young child-murderer to confess her sins in her prison, and comforted her until her execution. Her novel, set in the early years of the 19th century, describes Methodism as a new spiritual force, ministering to the people in the new towns developed by the Industrial Revolution. Because it challenges the authority of the Established Church, Methodism seems to threaten law and order. Yet, when the clergyman, Mr. Irwine, learns that a young Methodist, Dinah Morris, is preaching on the village common, he adopts a tolerant and benevolent attitude to her, thus showing that there is room for dialogue between Anglicanism and Methodism. This dialogue is made possible because, in spite of appearances, Methodism is basically more conservative than revolutionary, and therefore closer to Anglicanism than one might suppose. Moreover, George Eliot's humanist vision, in spired by Feuerbach, transcends all clashes between religious denominations in order to celebrate the true essence of Christianity. Alain JUMEAU


BARBARA PYM'S CHURCHY NOVELS

Barbara Pyms (1913-1980) specialized in churchy fiction in which she depicted with accuracy and zest the ways and mood of High Church clergy and congregations. From the wry comdey of her early novels, she moved on to the serious handling of The decay of the Church of Engand and of its prospects in modern society. Claude-Laurence LACASSAGNE


"BELONGING TO THEIR OWN KIND " A PROPOS DE QUELQUES ROMANCIERS

CATHOLIQUES BRITANNIQUES CONTEMPORAINS

The argument of this paper is that at a time when ecumenism and the blurring of differences among Christian Churches cannot be overlooked in British society, contemporary British Catholic novelists (John Braine, Anthony Burgess, Michael Carson, David Lodge, Piers Paul Read, Muriel Spark, Auberon Waugh) are still characterized by an attitude of communal and cultural conservatism inherited from their elders (Frederick Rolfe and Evelyn Waugh, for instance) and redolent of what has often been termed "the siege mentality".

This will be shown through the analysis of the recurrence of traditional separatist prejudices in the works of the above-mentioned authors, leading to a few developments on the function of sterotypes and clichés. This will culminate on the ironic use of the cliché, in which a conservative purpose in texts characterized by a rhetoric of indirect persuasion: disguised aplogetics and prozelytizing are given pride of place under the guise of the all-enconpassing topos of conversion. Jean-Michel GANTEAU


WOLE SOYINKA, THE CHRISTIAN RELIGION AND THE YORUBA WOLD VIEW

Wole Soyinka, the Nigerian dramatist,went through the kind of religious experience, not to say conversion, that he describes in the autobiographical part of his work : born of Christian parents, he gradually found himself unable to accept what seemed to him the narrow "compartimentalized" view of the world offered by Christianity, in contrast to the large cosmic vision of the Yoruba people, his people. Hence his outspoken refusal to have his play, Death and the King's Horseman, interpreted in terms of a clash of cultures : where the British colonial administration saw nothing but Babaric customs, the Yoruba protagonists are shown to have been acting out a ritual drama of cosmic significance, not to be accounted for in the European categories of time, life, or death. Micheline TRIOMPHE

1010_chretiens..html 1029_rapprochements.html


Communion Anglicane Traditionnelle en France : Communauté en Provence

Nous sommes un groupes de chrétiens, issus d'horizons religieux différents, mais animés par le même élan de foi en Notre Seigneur Jésus-Christ.

Situés, en Provence, dans le Pays d'Arles, aux portes de la Camargue.

Notre petite communauté est un des groupes de l'aumonerie de la Communion Anglicane Traditionnelle en France, animée par le Révérend Anthony Chadwick.

Nous avons souvent découvert la Communion Traditionnelle Anglicane à travers internet ou par une rencontre imprévue, tout comme Saint Paul fut interpellé par Dieu sur le chemin de Damas.

Dans une ambiance chaleureuse, conviviale et fraternelle, nous nous réunissons pour prier et pour célébrer. Pour l'instant, nous partageons des réunions de prières et des études bibliques.

Tel. 08.75.42.22.09. Courriel : catf.provence@laposte.net

http://monsite.orange.fr/anglicansdeprovence/

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