Interpellations


Que mettons-nous dans l'Évangile ? qui lui donne un si mauvais goût ?

Tonton est âgé de 65 ans et il déteste le jus d'orange. Cela fait 60 ans que cela dure. Mais pourquoi ? Enfant, sa maman dans le but de lui donner ce qui était nécessaire à sa santé, le forçait à ingurgiter une grande cuillerée de la "fameuse" huile de foie de morue. Et comme cela se passait très mal, la maman avait fini par mélanger l'huile de foie de morue dans un grand verre de jus d'orange.

60 ans plus tard, il ne pouvait toujours pas avaler un jus d'orange, pourtant si bon de goût et si bon pour la santé.

Comment servons-nous l'Évangile à nos enfants ? Pur ou mélangé ? Nature, tel que Jésus nous l'a donné ? ou mélangé avec toutes sortes " d' huiles de foie de morue ", souvent additionné d'une bonne dose de morale, quelque fois une bonne dose d'hypocrisie, de punitions "évangéliques", d'obligations, de religiosité, de piétés, de dépendances....

On y met de cette "huile" qui laisse un goût si amer, les ragots, critiques contre les uns ou contre les autres. Ne soyons surtout pas étonnés que certains soient dégoûtés de cet Évangile là !

Servons-le pur, notre Évangile, celui de Jésus et il sera cette puissance de salut pour nos enfants, cette source de joie, de foi et de «vitamines» spirituelles pour leur vie.

Pour moi, je le préfère pur et vous ?


Restructuration des paroisses !

extraits de propos de Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers, en 1998.

"Tout recentrement fait entrer dans une logique de récession. La SNCF supprime des lignes. La poste ferme ses agences en milieu rural. Face à cette évolution, les gens se demandent ce qu'ils vont devenir. C'est la grande question. 

Pour l'Église, dix anciennes paroisses réunies en une seule, cela ne fait pas un chrétien de plus. Et parfois, le seul résultat, c'est que le prêtre devient quinze fois plus curé, qu'il doit changer sa voiture à cause des déplacements plus nombreux,qu'il connaît encore moins ses paroissiens et c. Si l'on continue ainsi, dans trente ans, il n'y aura plus qu'une seule paroisse par diocèse. Avec un seul curé, l'évêque! qui d'ailleurs nous dira toujours mes bien chers frères,alors qu'il ne nous aura jamais vu !

Mgr Rouet s'efforce donc de mettre en oeuvre une autre méthode, avec une idée principale qui reflète une certaine vision de l'Église: partir des personnes et non des structures. Premier objectif:

"La communauté locale n'a pas à être formée autour d'un prêtre. Au contraire, le prêtre est au service de la communauté locale.  Je mets donc en place des équipes de cinq laïcs: un délégué pastoral élu, qui assure la cohésion d'ensemble, un responsable des finances, et trois personnes pour accomplir, avec d'autres autour d'elles, les trois missions essentielles de l'Église: l'annonce de la foi, la prière, le service de la charité."

Une centaine de communautés ont été instituées. "Au bout du compte, on aura changé tout le fonctionnement des paroisses. On reprend ainsi un élan missionnaire. et l'on se souvient que notre histoire, c'est une mission, pas une organisation."

Bien sur, Mgr Rouet fait un travail dans la durée, mais quand à la méthode, il pourrait aussi établir plus solidement la communauté en la laissant elle même s'organiser et choisir ses responsables.

La pratique synodale est en panne dans la plupart des diocèses qui en avaient initié une. Il apparaît de plus que le fait de faire synode peut permettre à l'évêque de faire passer ses idées avec des couleurs de partage ou de démocratie. Les laïcs restent surtout des supplétifs (en conformité aux directives romaines). Leur parole n'est pas accueillie, leur responsabilité toujours dépendante d'un clerc. Les prêtres, dont la majorité méritent une retraite bien justifiée, usent leurs forces à courir de clochers en clochers, pouvant de plus en plus difficilement cultiver ce contact humain que nous connaissions chez beaucoup de ces hommes proches des gens. Enfin l'absence de pratique synodale, de partage effectif à la base, dans les paroisses elles-mêmes, prépare mal les laïcs à la prise de responsabilités réelles, et à un vivre ensemble difficile entre catholiques très différents.

Que dire des rapports avec les autres confessions? Depuis le texte de Mgr Ratzinguer" Dominus Jésus" signé par le pape, " En dehors de l'Eglise catholique Romaine pas de salut." ! Ils vont devenir inexistants au sommet, ce qui en soi ne gène aucun croyant à la base! Mais risque de creuser un fossé plus grand entre les fidèles et leur hiérarchie.

Edmond Savajol


Actuellement de partout les responsables d'églises nous invitent à transmettre la foi. ! ? Mais est-il possible de la transmettre? !

Ce qui peut être transmis, c'est une culture, une religion,une tradition,une liturgie, une religiosité mais pas la foi.

Mais, n'est-ce pas inconsciemment ou consciemment la culture, la religion, la tradition, la liturgie, la religiosité , les préceptes , la loi qu'ils veulent transmettre? A ce moment là, ils ont raison. Mais ils sont en désaccord profond avec Paul et avec Jésus Christ.

Car la foi est une grâce, elle ne se reçoit que de Dieu, elle est un don de Dieu et non des hommes. La foi est la réponse de Dieu à la quêté profonde et vrai de l'homme en pauvreté, en recherche.

Ils nous invitent aussi à transmettre l'évangile . C'est possible avec des distributeurs automatiques, des diffusions publicitaires dans les boîtes aux lettres. Mais la parole ne se transmet pas, elle peut-être annoncée, proclamée , mais seul l'Esprit Saint peut permettre à chacun, de l'accueillir et d'en vivre . Le chrétien ne doit pas etre le religieux du livre mais le croyant et témoin de Celui qui est la Parole de Dieu:Jésus Christ.

Edmond Savajol


L'ouverture de l'Église au monde n'est plus le problème majeur des chrétiens : ils vivent immergés dans la société. Le problème est plutôt d'ouvrir celle-ci de l'intérieur à l'Esprit et à la Parole de Dieu, d'y promouvoir les valeurs en attente, d'y résister aux forces dissolvantes. Savoir dire oui, savoir dire non, certes, mais à quoi ?

Fin de la militance, dit-on ! Mais la grande illusion serait de croire que l'évangile se répand par osmose, tranquillement, en pénétrant sans crises les sphères de l'existence. Depuis le combat de Jésus au désert, la vie de son Église est militante, et celle de ses disciples est une lutte continuelle à la frontière de deux royaumes, celui du Christ et celui du Prince de ce monde. Mais cette lutte prend la couleur des saisons. En un temps où les frontières sont mouvantes et où tout se mêle, quand les contours sont devenus flous et les modes normatives, le combat spirituel prend la forme de la résistance.

Les chrétiens d'aujourd'hui, comme ceux de la Lettre à Diognète, le sentent bien : ils sont appelés à vivre fraternellement avec tous, mais à contre-courant : « Si grand est le poste que Dieu leur a confié, qu'il ne leur est pas permis de déserter. » Il ne leur est pas permis d'être seulement « les hommes d'un moment », car ils sont comme disait ce beau témoignage du IIe siècle l'« âme du monde ». Saisir les enjeux, tenir bon, rester debout quand tout bascule, c'est manifester un discernement des dynamismes créateurs. Encourager, rassembler, proposer la foi dans une ambiance de relativisme moral et de tolérance molle, c'est révéler une force et un courage qui ne sont pas de ce monde.

Car le oui de Dieu, le oui chrétien au monde, doit traverser le non. Il doit, à la suite du Christ, affronter la contradiction pour témoigner de la vérité, surmonter l'indifférence pour promouvoir la justice, remonter la pente de l'individualisme pour nouer les liens de la solidarité humaine... « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Tout le reste vient du malin. » Le reste, c'est la confusion, la facilité, la dérive au vent du conformisme ambiant... « et déjà la nuance varie », disait Valéry.

Deux amours bâtissent ces deux royaumes : l'amour de Dieu croissant jusqu'au renoncement à soi et l'amour de soi envahissant jusqu'à l'oubli de Dieu. Ils sont en lutte jusqu'à la fin. Chacun en perçoit le choc en son propre coeur, mais l'enjeu du combat est universel. Éliminer toute complicité dans la pensée, les jugements et la conduite avec un système de fausses valeurs, c'est déjà s'engager pour les autres, c'est construire avec eux la civilisation de l'amour. extrait de la revue : Christus


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