Ministères


À propos de cours de préparation au diaconat féminin

Notification de trois Congrégations romaines

Le 17 septembre, les Congrégations romaines pour la Doctrine de la foi, pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, et pour le Clergé, ont rendu publique une notification commune. En voici le texte (*) :

1. De certains pays, on a signalé à nos Dicastères que des cours étaient programmés et donnés en vue, directement ou indirectement, de l'ordination diaconale des femmes. On en vient ainsi à provoquer des attentes qui manquent d'un solide fondement doctrinal et qui peuvent donc engendrer un grave trouble pastoral.

2. Étant donné que l'organisation ecclésiale ne prévoit pas la possibilité d'une telle ordination, il n'est pas permis de mettre en oeuvre des initiatives qui, d'une certaine manière, visent à préparer des candidates à l'Ordre du diaconat.

3. La promotion authentique de la femme dans l'Église, en conformité avec le Magistère ecclésiastique constant, et tout spécialement avec celui de Sa Sainteté Jean-Paul II, ouvre d'autres larges perspectives de service et de collaboration.

4. Les Congrégations soussignées - dans le cadre de leurs compétences propres - s'adressent donc à chacun des Ordinaires pour qu'ils veuillent bien expliquer à leurs fidèles et appliquer avec diligence la directive ci-dessus.

Cette Notification a été approuvée par le Saint-Père, le 14 septembre 2001. Du Vatican, le 17 septembre 2001

Joseph, cardinal RATZINGER, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi Jorge Arturo, cardinal MEDINA ESTÉVEZ, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements Darío, cardinal CASTRILLîN HOYOS, Préfet de la Congrégation pour le Clergé

(*) Texte italien dans l'Osservatore Romano du 18 septembre.


Mesdames, je me permet de vous dire de ne pas stresser pour cette interdiction, rien , rien, ne peut vous enpécher comme l'auteur de ce site internet d'annoncer la parole de Dieu. Et notre frère Paul de Tarse nous le dit:

Romains 8 38 Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

En liberté, faites selon ce que l'Esprit vous pousse à faire,

posez des actes en fonctions des évènements et accueillez-les, comme venant du Père

Réalisez les paroles de Jésus Christ, imitez-le, écoutez-le.

Bénissez votre mari, vos enfants, le repas et ceux qui le prennent.

N'ayez pas peur, En liberté,chaque jour dans vos maisons faites mémoire du repas de la Cène où Il a invité chacun à faire "CECI en mémoire de Moi" " Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés"

 Edmond Savajol


 

Débat sur la diaconie féminine

mercredi 08 mars 2006

Après les propos de Benoît XVI sur un service ministériel confié aux femmes, la restauration du ministère de diaconesse revient dans le débat ecclésial

 «Nous pensons que plus d’espace et plus de responsabilité peuvent être confiés aux femmes dans le service ministériel. » En répondant ainsi, vendredi 3 mars, à la question d’un prêtre qui lui demandait si le moment n’était pas venu d’accorder une reconnaissance « institutionnelle aux femmes », Benoît XVI a relancé un vieux débat. Celui de la diaconie féminine dans l’Église catholique… Certes, nul ne sait, pour le moment, ce qu’a voulu dire le pape ce jour-là. Mais l’idée d’une éventuelle restauration des femmes diaconesses vient à l’esprit.

« Tout est possible d’un point de vue canonique », affirme d’emblée Agnès Manesse, secrétaire générale de l’Action catholique générale féminine (ACGF) qui a été permanente en pastorale dans le diocèse de Poitiers pendant une dizaine d’années. « Il y a là, en effet, une vraie tradition ecclésiale ! », poursuit cette mère de famille de 48 ans, qui vient de consacrer un chapitre à la question des diaconesses, dans un document de l’ACGF (1).

On sait avec certitude que, dans l’Église primitive du IIIe au VIIe siècle, il existait des femmes diaconesses ayant surtout un rôle dans la pastorale des femmes, notamment l’accompagnement des catéchumènes et la visite des malades. « Le baptême se faisant alors par immersion, seules des femmes pouvaient l’administrer à d’autres femmes », souligne la théologienne Jeanine Hourcade qui réfléchit de longue date à la restauration des diaconesses (2).

Mais peu à peu, le baptême des jeunes enfants rendant inutiles les diaconesses, celles-ci disparaissent. Et le IIe concile d’Orléans (533) interdira leur ordination à cause de la « fragilité du sexe ». Au XIXe siècle, ce terme de diaconesse sera repris par le protestantisme (telles les diaconesses de Reuilly, en France) pour des communautés de femmes vouées à l’entraide et l’évangélisation.

Les diaconesses "n'ont jamais totalement disparu"

Dans l’orthodoxie, la tradition de femmes diaconesses a perduré, comme l’a rappelé, le 25 janvier dernier, le théologien orthodoxe Kyriaki Karidoyanes Fitzgerald, devant un public essentiellement catholique au Saint Paul’s College de Washington (États-Unis). Estimant que les diaconesses « n’ont jamais totalement disparu » de la vie ecclésiale, ce théologien orthodoxe affirme qu’il y a « des signes clairs montrant le désir de faire revivre cette réalité (3) ». Selon Jeanine Hourcade, la position orthodoxe sur les diaconesses devrait davantage être prise en considération dans le cadre du dialogue œcuménique. Leur restauration pourrait être un « élément constructif d’unité », estime-t-elle, les orthodoxes ayant « un charisme spécial pour ramener à la vie une institution orientale ».

Dans l’Église catholique, l’éventualité d’une restauration des diaconesses bute sur un obstacle de taille : la question de l’ordination. Le débat porte aujourd’hui sur le point de savoir si ces diaconesses de l’époque patristique étaient ordonnées, ou pas, au même titre que les hommes diacres. « Certains considèrent qu’il s’agissait vraiment d’une entrée dans le sacrement de l’ordre, d’autres que ce n’était pas une ordination mais plutôt une investiture », résume pour La Croix le théologien jésuite Bernard Sesboüé, avant de rappeler que le théologien dominicain Yves Congar, qui « était hostile aux femmes prêtres, était favorable aux femmes diaconesses ».

Il est certain que la Commission théologique internationale chargée par le Saint-Siège d’étudier à nouveau le ministère diaconal, et qui avait rendu ses conclusions en septembre 2002 (4), en demandant de « s’en remettre à la décision du Magistère », a laissé la question ouverte. Cette commission précisait, par ailleurs, que les diaconesses de l’Église ancienne ne sont pas « purement et simplement assimilables aux diacres ». Il faut dire que depuis les années 1970, les conférences épiscopales d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse ou des États-Unis ont régulièrement soulevé la question de l’accès des femmes au ministère ordonné du diaconat, dans le prolongement de Vatican II et de la restauration du diaconat permanent pour les hommes.

A Luçon, plusieurs femmes ont déjà des postes importants

En France, en revanche, cette question n’a jamais été abordée par la Conférence des évêques. « Les responsabilités que les femmes exercent dans l’Église sont déjà des ministères reconnus », estime Mgr Michel Santier, évêque de Luçon.

Dans ce diocèse – un des rares en France à avoir nommé, depuis une dizaine d’années, une déléguée aux mouvements féminins –, on compte plusieurs femmes à des postes importants : une est déléguée adjointe à l’apostolat des laïcs ; une autre est à la fois secrétaire générale du synode et responsable de la pastorale familiale ; une autre encore est déléguée diocésaine des aumôneries de l’enseignement public et responsable adjointe de la pastorale des jeunes ; c’est aussi une femme qui est directrice de la maison diocésaine… « Si c’est cela être diaconesses, elles le sont déjà sans en avoir le titre », poursuit avec humour l’évêque de Luçon. Parmi les évêques français, ils sont nombreux, semble-t-il, à penser comme Mgr Santier et à se satisfaire de la situation. Et pourtant…

Le diaconat féminin ne mériterait-il pas une plus grande reconnaissance, ne serait-ce qu’au regard de «l’actuelle émergence de nouveaux ministères reconnaissant le grand rôle et la grande efficacité des ministères féminins dans l’Église», selon l’expression du cardinal italien Carlo-Maria Martini, en 2004 ? «Théoriquement, il serait possible à la Conférence épiscopale de France de se saisir de cette question, mais concrètement il est difficile qu’elle le fasse sans l’aval, ou en tout cas les encouragements silencieux, du Vatican», poursuit le P. Sesboüé.

Or, ces réticences de Rome s’expliquent surtout par le désir d’« éviter toute confusion sur ce qu’est le diaconat », selon l’expression du cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé. Ce que le théologien assomptionniste Bruno Chenu résumait par l’image du « cheval de Troie », le diaconat féminin pouvant servir de brèche pour investir le presbytérat, comme cela s’est passé dans l’Église anglicane. Bref, seule Rome peut faire avancer ce dossier : qu’a donc vraiment voulu dire Benoît XVI vendredi 3 mars ?

Claire LESEGRETAIN

 (1) Les Femmes dans l’Église catholique, à paraître à la fin du mois. (2) Les diaconesses dans l’Église d’hier et d’aujourd’hui, Éd. Saint-Augustin, 2003.

(3) Women deacons in the orthodox church : called to holiness and ministry, Éd. Holy Cross orthodox press, 1998.


 

Les diaconesses dans les textes

Les lettres de saint Paul parlent de diakonissa : « Je vous recommande Phébée, notre sœur, diaconesse de l’Église de Cenchrées, (…) une protectrice pour nombre de chrétiens » (Rm 16,1) ; « Que pareillement les femmes soient dignes, point médisantes, sobres, fidèles en tout » (1 Tm 3,11), ce verset venant après celui concernant les hommes diacres.

La Didascalie des Apôtres (IIe siècle) conseille aux évêques de choisir des femmes diaconesses : « Tu établiras diacres (…) un homme pour l’exécution des nombreuses choses qui sont nécessaires, une femme pour le service des femmes. Car il y a des maisons où tu ne peux envoyer un diacre auprès des femmes, mais tu peux envoyer une diaconesse. Et aussi parce que l’office d’une femme diacre est nécessaire quand les femmes descendent dans l’eau ; elles doivent être ointes avec l’huile d’onction par une diaconesse. »

Les constitutions apostoliques (IVe siècle) codifient le statut des diaconesses : elles recevaient une ordination, faisaient partie du clergé, mais ne pouvaient accomplir aucun acte sacramentel.

La déclaration de Paul VI Inter insigniores (1976) réaffirmant l’exclusion des femmes du ministère sacerdotal, n’abordait pas le diaconat féminin. Commentant cette déclaration, la Congrégation pour la doctrine de la foi précisait : «L’ordination de diaconesses est une question qui doit être reprise de façon complète, sans idée préconçue, mais avec une étude directe des textes.»

La lettre de Jean-Paul II Ordinatio sacerdotalis (1994) rappelait que le canon 1024 (« Seul un homme baptisé reçoit validement l’ordination sacrée ») fait partie du dépôt de la foi et ne saurait être contourné. 


Les femmes célébraient la Cène.

EUCHARISTIE FAMILIALE

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Le pain: eucharistie familiale

Quand je vois des gens à l’église le dimanche, je me demande parfois quelle continuité il y a, depuis ce soir-là où Yeshua mangeait avec ses amis, en leur disant de faire de même en pensant à lui d'une part, et ces spectaculaires liturgies dominicales d'autre part. Des recherches historiques ont sans doute été faites sur cette « continuité », mais ce qui m’interpelle, c' est : Cela veut dire quoi, le « curé dit la messe » « les pratiquants assistent à la messe », et « deux trois quatre curés concélèbrent » ???

C’est quoi, l'origine et l’essentiel de cette « continuité » ? Il me semble qu’il s’agit avant tout de partage du pain entre ceux qui ont faim. Faim de nourriture, faim de dignité humaine.

Je crois que j’ai le mieux compris, par anticipation peut-être, « l’eucharistie ou le partage du pain » lorsque, les enfants réunis autour de la table avec maman, papa prenait le pain, une belle miche ronde, en faisait des morceaux et nous les donnait. Quelques instants durant, nos espiègleries enfantines faisaient place à ce regard spontanément reconnaissant en recevant dans nos mains ce « pain de vie ». Puis, on mangeait en racontant la vie tout simplement, à la ferme, à l’école, au « caté », sur le chemin ; les parents discutant l’actualité rapportée dans le journal et radio Sottens et « comment cela nous concernait » ! Rien de solennel ni de triste. Du sérieux parfois et souvent, quelques batailles, des taquineries, des chansons et des choses pour rire. Tous reprenaient le travail et dépensaient l’énergie que nous avait donnée le pain partagé « fruit de la terre et du travail des gens ». Ce n’était pas dit. C’était vécu.

Selon moi c’était – pour employer des termes liturgiques – « l’eucharistie familiale ». C’était, si j’ose dire, le divin au cœur de l’humain, le « sacré animant le profane » comme les premiers chrétiens le faisaient « jour après jour, d’un même cœur ils (…) rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec joie et simplicité de cœur (Actes 2,46) ». Ils n’allaient pas à la Synagogue ni dans des temples. Et ce pain partagé en famille au cœur de la vie quotidienne était le Pain de vie.

Mais la vie quotidienne implique l’économie, la finance, la politique, la culture, dans l’éternelle tension entre l’égoïsme qui capitalise plutôt que de partager d’une part, et, d’autre part, l’instinct de survie, donc de VIE, qui force celles et de ceux qui ont faim et soif de justice, de lutter comme Jésus l’a fait, pour renverser les trônes et les dominations. Selon moi, il me semble qu’une liturgie eucharistique répétitive et qui ne célèbre pas le dur labeur de la communauté présente, est anémique.

Soeur Claire Marie de Lausanne

Fresque: une femme a le calice en ses mains lors de l' Agape dans la catacombe des Saints Pietro e Marcellino (Saints Marcellinus and Peter), Via Labicana, Rome, Italy.

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