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"Être plus " : Teilhard de Chardin.

 

 

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  Teilhard de Chardin

 Vérité - liberté

"Être plus " : Teilhard de Chardin.


"Si j'ai acquis une conviction, c'est que, dans les rapports avec autrui on ne saurait être trop bon et trop doux dans les formes; la douceur est la première des forces, et la première peut être des vertus, parmi celles qui se voient.

Et plus que jamais, je crois que la vie est belle dans les pires circonstances, quand on y regarde Dieu qui y est toujours...

Ne t'inquiète pas de la valeur de ta vie, de ses anomalies, de ses déceptions, de son avenir plus ou moins obscur et sombre.

Tu fais ce que Dieu veut.............

N'aie pas peur; tout ce labeur t'est compté et remplit magnifiquement tes heures.

Peu importe que d'autres fassent plus de bien que toi et à moins de frais; l'essentiel n'est pas de faire du bien, mais de tenir la place, même intérieure voulue par Dieu.

Peu importe que dans l'intime de toi même tu sentes comme un poids naturel, la tendance à te replier sur tes tristesses et tes défauts....Peu importe que humainement tu te trouves ratée, si Dieu, Lui, te trouve réussie, à son goût....

Petit à petit, Notre Seigneur te conquiert et te prend pour Lui...Parce que ton action doit porter loin, elle doit émaner d'un coeur qui a souffert; c'est la loi, douce en somme......Je t'en prie, quand tu te sentiras triste, paralysée, adore et confie toi.

Adore en offrant à Dieu ton existence qui paraît abîmée par les circonstances: quel hommage plus beau que ce renoncement amoureux à ce qu'on aurait pu être!

Confie -toi, perds-toi aveuglément dans la confiance en Notre Seigneur qui veut te rendre digne de Lui et y arrivera, même si tu restes dans le noir jusqu'au bout, pourvu que tu tiennes Sa main, toujours, d'autant plus serrée que tu es plus déçue, plus attristée.

Plus tu te sentiras petite, plus tu adoreras bien, parce que tu parleras plus du fond du coeur; et plus tu adoreras bien, plus Dieu entrera dans tes imperfections et se servira de toi, tout médiocre que tu sois, pour faire rayonner beaucoup de bien...

Tu t'inquiète de voir autour de toi les vertus grandir et toi rester stationnaire. Humilie-toi, prie, demande.... Mais ne te trouble pas! L'essentiel n'est pas que ce soit moi l'âme la plus sainte, la plus aimée, la plus privilégiée. Tant mieux si Notre Seigneur est aimé beaucoup autour de moi; Mon seul idéal est d'être le serviteur, la servante, à qui le Maître donne, dans son coeur, la place qu'il veut, et qui ne désire que ceci: être fidèle.

Au fond de ton âme place avant tout comme immuable, comme base de toute activité, comme critère de la valeur et de la vérité des pensées qui t'envahissent la paix du coeur, la paix de Dieu. Tout ce qui te rétrécît et t'agite est faux au nom même des lois de la vie, au nom des promesses de Dieu...."


Que mettons-nous dans l'Évangile ? qui lui donne un si mauvais goût ?

Tonton est âgé de 65 ans et il déteste le jus d'orange. Cela fait 60 ans que cela dure. Mais pourquoi ? Enfant, sa maman dans le but de lui donner ce qui était nécessaire à sa santé, le forçait à ingurgiter une grande cuillerée de la "fameuse" huile de foie de morue. Et comme cela se passait très mal, la maman avait fini par mélanger l'huile de foie de morue dans un grand verre de jus d'orange.

60 ans plus tard, il ne pouvait toujours pas avaler un jus d'orange, pourtant si bon de goût et si bon pour la santé.

Comment servons-nous l'Évangile à nos enfants ? Pur ou mélangé ? Nature, tel que Jésus nous l'a donné ? ou mélangé avec toutes sortes " d' huiles de foie de morue ", souvent additionné d'une bonne dose de morale dite "évangélique", quelque fois une bonne dose d'hypocrisie, de religiosité, de punitions "évangéliques", d'obligations, de religiosité, de piétés, de dépendances....

On y met de cette "huile" qui laisse un goût si amer, les ragots, critiques contre le pasteur ou contre les laïcs. Ne soyons surtout pas étonnés que certains soient dégoûtés de cet Évangile là !

Servons-le pur, notre Évangile, celui de Jésus et il sera cette puissance de salut pour nos enfants, cette source de joie, de foi et de «vitamines» spirituelles pour leur vie. Pour moi, je le préfère pur et vous ?

 

 


Rien n'est important, sauf perdre l'Amour

1ère lettre de Paul aux Corinthiens, chapitre 13

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.

La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil, elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.

Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.

Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.

Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité.


Je peux être un intellectuel brillant, un grand théologien, un grand mystique, si je ne sais pas écouter, entendre, je ne suis rien. Je peux être un militant passionné, donnant son temps, son argent et toute son énergie, si mon coeur est sec, si je n'aime pas, si je n'agis que par devoir, si je perd tendresse et compassion, je passe à côté de l'essentiel.

Les Églises peuvent s'effondrer, la religion disparaître, la science atteindre ses limites, rien n'est important, sauf de ne pas aimer. Car tout amour vient de Dieu.

A lire, sur ce thème fondamental de la foi chrétienne , le livre de France Quéré, théologienne protestante décédée en 1995, " Si je n'ai pas la charité, Propos sur l'Amour " Desclée de Brouwer, 1994. 


L'ouverture de l'Église au monde n'est plus le problème majeur des chrétiens : ils vivent immergés dans la société. Le problème est plutôt d'ouvrir celle-ci de l'intérieur à l'Esprit et à la Parole de Dieu, d'y promouvoir les valeurs en attente, d'y résister aux forces dissolvantes. Savoir dire oui, savoir dire non, certes, mais à quoi ?

Fin de la militance, dit-on ! Mais la grande illusion serait de croire que l'évangile se répand par osmose, tranquillement, en pénétrant sans crises les sphères de l'existence. Depuis le combat de Jésus au désert, la vie de son Église est militante, et celle de ses disciples est une lutte continuelle à la frontière de deux royaumes, celui du Christ et celui du Prince de ce monde. Mais cette lutte prend la couleur des saisons. En un temps où les frontières sont mouvantes et où tout se mêle, quand les contours sont devenus flous et les modes normatives, le combat spirituel prend la forme de la résistance.

Les chrétiens d'aujourd'hui, comme ceux de la Lettre à Diognète, le sentent bien : ils sont appelés à vivre fraternellement avec tous, mais à contre-courant : « Si grand est le poste que Dieu leur a confié, qu'il ne leur est pas permis de déserter. » Il ne leur est pas permis d'être seulement « les hommes d'un moment », car ils sont comme disait ce beau témoignage du II eme siècle l'« âme du monde ». Saisir les enjeux, tenir bon, rester debout quand tout bascule, c'est manifester un discernement des dynamismes créateurs. Encourager, rassembler, proposer la foi dans une ambiance de relativisme moral et de tolérance molle, c'est révéler une force et un courage qui ne sont pas de ce monde.

Car le oui de Dieu, le oui chrétien au monde, doit traverser le non. Il doit, à la suite du Christ, affronter la contradiction pour témoigner de la vérité, surmonter l'indifférence pour promouvoir la justice, remonter la pente de l'individualisme pour nouer les liens de la solidarité humaine... « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Tout le reste vient du malin. » Le reste, c'est la confusion, la facilité, la dérive au vent du conformisme ambiant... « et déjà la nuance varie », disait Valéry.

Deux amours bâtissent ces deux royaumes : l'amour de Dieu croissant jusqu'au renoncement à soi et l'amour de soi envahissant jusqu'à l'oubli de Dieu. Ils sont en lutte jusqu'à la fin. Chacun en perçoit le choc en son propre coeur, mais l'enjeu du combat est universel. Éliminer toute complicité dans la pensée, les jugements et la conduite avec un système de fausses valeurs, c'est déjà s'engager pour les autres, c'est construire avec eux la civilisation de l'amour. extrait de la revue : Christus

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